La Corse du Sud en basse saison - Récit de voyage et bonnes adresses

Un signal sonore nous arrache à notre conversation. Il est temps pour les passagers de regagner leur siège et d’attacher leur ceinture : nous allons atterrir. Et dire qu’il y a une heure à peine, nous quittions le gris du ciel parisien. Pas le temps de rêvasser, déjà l’avion slalome entre les sommets et on ne sait plus où donner de la tête : à gauche, de hautes montagnes escarpées, à droite, une mer menthe à l’eau. Le commandant de bord nous promet des températures idéales. Les vacances peuvent commencer. Une île, mille possibilités. Bienvenue en Corse !

Ajaccio, la ville impériale

L’aventure commence en déambulant dans ses ruelles étroites. Passage obligé par son marché où l’on prend la température du caractère bien trempé des Corses. Les façades colorées et délavées nous rappellent certains villages de la Côte d’Azur. Ou bien est-ce l’Italie ? On file pour une promenade rapide sur les Îles Sanguinaires, premier vrai dépaysement depuis notre arrivée.

Un restaurant à Ajaccio ? La Petite Focacia (8 rue du Conventionnel Chiappe) où tout est excellent, très bon marché et servi chaleureusement.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’office de tourisme d’Ajaccio.

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Direction Propriano (prononcer Proprian’) où nous dormirons ce soir. Un stop à Isolella, prise d’assaut en été mais autrement agréable au printemps, juste le temps d’une sieste sous les pins. On reprend la route côtière, ponctuée de tours génoises et zigzagant au milieu du maquis, fenêtre ouverte. Plus sympa que le métro, non ? Course contre la montre pour être à l’heure pour le coucher de soleil, mais notre petite citadine n’a pas dit son dernier mot. Just on time : on a même eu le temps d’acheter des pizzas.

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Propriano & le Belvédère de Campomoro : les plus beaux sentiers littoraux

Petit-déjeuner sur la terrasse face à la baie : au premier plan, le port dont on entendrait presque les cliquetis ; au second plan, les sommets corses en haut desquels se sont accrochés quelques nuages de coton. C’est une magnifique journée, le Belvédère de Campomoro nous attend. Du haut de l’emblématique tour génoise, on contemple la beauté sauvage de la côte qui s’enfonce dans la mer - lentement mais surement. Laisser filer son regard loin, c’est quelque chose que l’on avait oublié à Paris. Pique-nique à l’ombre d’un olivier sur le sentier littoral avant notre prochaine destination : Sartène. Accroché à la montagne, le village somnole (c’est l’heure de la sieste). On rencontre tout de même quelques grands-pères à l’accent chantant, assis au perron de leur maison pour refaire le monde.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’office de tourisme de Propriano.

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Zonza, porte ouverte à de belles randonnées aux aiguilles de Bavella

Sur les conseils avisés de notre hôte, on abandonne la Grande Bleue pour prendre de la hauteur, direction Zonza, porte d’entrée d’une sublime région montagneuse et poste d’observatoire des aiguilles de Bavella. On se promène, on se perd, on s’arrête. Balades entre les lacs et les sommets. Après une énième randonnée, une Pietra bien méritée sur notre terrasse face au crépuscule.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’office de tourisme de Zonza.

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Bonifacio en basse saison : coup de foudre

Il est huit heures du matin : Cap au Sud ! Sur la route, on fait une halte à Roccapina. Une astuce ? Prendre à droite après l’auberge de Coralli et filer droit sur la plage par le chemin en terre battue avec sa voiture. Descente un peu rock’n’roll, mais qui en vaut la peine pour s’économiser quarante-cinq minutes de marche.

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Nous y voilà : Bonifacio, la ville blonde aux ruelles pentues et aux pavés chauffés par le soleil. Depuis ses nombreux observatoires, on prend conscience d’être au bout du bout. Panorama renversant sur les falaises de calcaire. La Sardaigne scintille sur la ligne d’horizon, à peine à vingt kilomètres de nous. On resterait bien là pour toujours, mais on prend tout de même la direction de Capo Pertusato où l’on terminera notre journée bien remplie. 

Un restaurant ?  Cantina Doria (27 rue Doria). On se souviendra longtemps de cette cuisine parfumée. Mention spéciale pour la soupe corse, tout simplement excellente.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’office de tourisme de Bonifacio.

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Notre séjour à Bonifacio ne serait pas complet sans une virée au Cap de Sperone. Nous n’avons besoin de rien à part d’une serviette, d’un maillot et bien sûr de l’appareil photo. C’est parti pour une longue randonnée côtière de crique en crique, toutes différents mais toutes sompteuses : Piantarella, Grand Sperone, Petit Sperone.

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Porto-Vecchio et sa côte : les plus belles plages de la Corse du Sud

Le vent nous porte au nord à Porto-Vecchio. Pizza romantique sur la place principale pour fêter notre première soirée. Le lendemain matin, la mer est lisse et le soleil encore rasant. On pourrait profiter du buffet en terrasse, mais on préfère emporter notre petit-déjeuner pour le déguster les pieds dans le sable, sur l’une des plus belles plages de Corse : Santa Guilia. Le retour à la réalité s’annonce délicat. Aujourd’hui, c’est la tournée des plages ! Pinarello, San Cyprianu, Cala Rossa, Palombaggia… Notre petit (gros) coup de coeur ? Rondinara. Un paradis sur terre !

Un hébergement près de Porto-Vecchio ? La Résidence Castell’Verde, à seulement trois cent mètres de la baie de Santa Guilia, nichée au milieu des pins parasol et des mimosas.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’office de tourisme de Porto-Vecchio.

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Huit heures du soir, dernier pique-nique sur la plage. Le soleil décline sur l’horizon, hésite puis plonge. C’est drôle de choisir la Méditerranée pour ses vacances et de se sentir tout de même au bout du monde. Comment une si petite goutte de terre dans la mer peut-elle renfermer tant de beautés ? Un peu nostalgiques de partir mais ce n’est pas grave, on reviendra.

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La Corse du Sud en 6 envies

  • Un village ?

    Sartène. Passage obligé : la place centrale du village, pour déguster une glace artisanale parfum canistrelli et figues.

  • Un point de vue ?

    Le lion de Roccapina avec, à l’ouest, le sable blanc et les eaux cristallines de la baie et, à l’est, le maquis corse à perte de vue. Comptez trente minutes de marche pour atteindre le sommet.

  • En famille ?

    La presqu’île d’Isolella, une multitude d’activités nautiques à pratiquer dans un décor de carte postale et des promenades accessibles au bord de l’eau.

  • Un peu de sport ?

    Les escaliers du Roy d’Aragon, à Bonifacio : 187 marches creusées dans la roche avec, à la clé, une vue imprenable sur la Sardaigne et sur les falaises de calcaire.

  • Je rapporte ?

    Des canistrelli, petits biscuits corses au vin blanc, et du lonzo, un filet de porc séché et très maigre qui s’apparente à la coppa.